François Fillon: “C’est la concurrence qui a débloqué l’Internet”

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, François Fillon est revenu sur ses récentes déclarations sur l’ouverture à la concurrence du marché des télécoms qui a “débloqué l’Internet” en France.

La semaine dernière, à l’occasion de sa visite du salon CES de Las Vegas, le candidat à l’élection présidentielle avait en effet déclaré avoir “ouvert les télécommunications à la concurrence”, permettant ainsi le développement de l’Internet. Cette technologie, selon lui, n’aurait pas pu arriver en France “si on avait toujours France Télécom avec des fonctionnaires”. Ces propos avaient provoqué une polémique et des moqueries sur le web et les réseaux sociaux.

Mais au micro de Jean-Jacques Bourdin, le candidat de la droite a précisé ses propos. “C’est une évidence, explique-t-il. Sans la concurrence, on serait toujours l’un des pays les plus en retard en matière d’accès à Internet (…). Bien sûr, il y a des ingénieurs extrêmement compétents chez France Télécom, qui sont d’ailleurs maintenant des ingénieurs d’Orange. Mais dans un système de monopole d’État, il ne pouvait pas y avoir de développement de l’Internet”.

La 4e licence mobile et le malaise vagal de Sarkozy

François Fillon a également profité de cet entretien pour clarifier un autre moment du quinquennat Sarkozy. À la question “Est-il vrai qu’à l’été 2009, vous avez profité du malaise vagal de Nicolas Sarkozy pour signer le décret d’ouverture du marché mobile à un quatrième opérateur?”, l’homme politique répond, sourire aux lèvres: “C’est faux. C’est absolument faux. Qui peut imaginer qu’un Premier ministre puisse décider de l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie mobile sans l’accord du président de la République et de son équipe? Mais ce qui est vrai, c’est que je revendique la concurrence. La concurrence a été l’un des moteurs les plus importants dans le développement de l’Internet, des services, dans la baisse des tarifs. Et je rappelle que la gauche s’est battue de toutes ses forces contre la privatisation de France Télécom.”