Gestion de projets

Gestion de projets

Profession : couteau Suisse.

Les définitions de Chef de Projet sont pléthore et on les retrouve aisément dans tous les blogs de référence, dans les CV’s des profils et dans les sites de recherche d’emploi. Ces définitions sont souvent formatées, impersonnelles et ne correspondent pas totalement ou pas seulement à l’idée que je me fais de mon métier une fois passés les conventions et les prérequis.

Bien sûr il faut un solide socle sur les différentes méthodes de conduite de projets mais ceci est un préalable à ce métier.

Ma vision de Chef de Projet est une synthèse de ce que vous trouverez dans ce site personnel et presque intimiste, je continue à me nourrir de l’expérience et du travail de ceux que je respecte dans tous les domaines de l’activité humaine. Les sources d’inspiration sont nombreuses et on peut facilement trouver des ponts qui les relient pour rechercher une certaine forme d’excellence.

Le chef de projet est connu pour sa grande complémentarité technique, il n’est pas nécessairement un spécialiste mais plutôt un artiste “complémentariste” dans la mesure où il doit suffisamment maîtriser chaque brique des métiers de son champ d’application pour pouvoir analyser, décrire, synthétiser et échanger avec chaque membre de son équipe en lui donnant des instructions claires structurées et techniques.

A mon sens, la vraie force du chef de projet réside dans la capacité d’analyse, de synthèse et d’assimilation de nouvelles techniques et technologies.

Il faut pour cela une grande capacité de travail et des remises en cause permanentes, je me suis souvent retrouvé à passer une partie de la nuit à assimiler une nouvelle technologie pour pouvoir la présenter le lendemain matin à mon équipe de développeurs pour intégration dans un projet dès sa base. Il ne s’agissait pas ici de maîtriser la technologie en une nuit, mais surtout de comprendre sa portée, son utilité dans le projet et de pouvoir acquérir le langage adéquat pour le partager. Charge à chacun des spécialistes à approfondir la technique et d’implémenter.

Si je m’étais attardé sur la maîtrise de la technique spécifique, je n’aurais sûrement pas pu approcher autant de concepts que j’ai pu faire et que je continue mécaniquement de faire comme une “dé” formation professionnelle irréparable.

Ce concept de l’apprentissage conduit forcément à une solitude, “La solitude du chef de projet” souvent incompris. Cette incompréhension des autres me semble pourtant une nécessité, ne pense-t-on pas communément “Qui trop embrasse, mal étreint” ? La perception que chaque spécialiste peut avoir d’un généraliste est qu’il en sait plus et qu’il est la personne la plus “utile” dans le projet.

Ma mère m’a plutôt inculqué cette maxime qui me tient donc à cœur, “Qui peut le plus, peut le moins”.

Il est vrai que chaque personne de l’équipe est utile mais une seule à la responsabilité de dire aux autres qu’il le sont , c’est justement le chef de projet. J’ai dû alors apprendre à oublier le mérite pour le transférer à mon équipe, le travail du chef de projet n’a pas à s’encombrer de cela car la gloire a quelque chose qui sclérose et ralentit.

L’activité de Chef de Projet m’a souvent conduit et encore aujourd’hui à la frontière avec le métier de Consultant d’entreprise ou encore de chef d’entreprise, la différence ne se jouera que sur la forme juridique que l’on donne à son activité.